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Cognition, Action, et Plasticité Sensorimotrice

Nature ou Culture ?

Nature ou Cultutre ? - Présentation - Programme - Co-Organisateurs - Vidéos



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L’Institut universitaire de France organise chaque printemps un colloque scientifique sur un thème volontairement large permettant à tous ses membres de dialoguer par-delà les frontières disciplinaires.

 

Après :

  • « Le temps » (Nantes, 1998),
  • « L'échange » (Marseille, 2000),
  • « L'instabilité » (Nice, 2002),
  • « Le changement » (Rennes, 2004),
  • « La communication » (Avignon, 2007),
  • « Le zéro et l’infini » (Nancy 2008),
  • « Les frontières » (Lille 2009),
  • « Le contact » (Saint-Etienne 2010),
  • « Les ressources » (Lyon 2011),
  • « Variations, évolutions, métamorphoses » (Tours 2012),
  • « La vérité » (Toulouse 2013).


Le collectif des membres IUF du PRES Bourgogne-Franche Comté présente le thème des Journées de Printemps 2014 :

 

Ses journées se sont déroulées les 27 et 28 Mai 2014

 

« Nature ou Culture ? » L’énoncé choisi pour cette édition 2014 des journées de printemps de l'IUF résonne tel un oxymore et les termes donnent souvent lieu à de multiples malentendus.

 

La Nature peut être considérée comme l'ensemble des phénomènes qui existent et dont la transformation est indépendante de l'action humaine. Lorsqu'elle est opposée à la Culture, la Nature est alors faussement identifiée à l’idée d’une primauté biologique sur la culture. Elle peut aussi alors faire penser que l’étude de l’Homme ne peut être que l’étude d’une forme de vie biologique. D’autres fois, le terme est pris comme synonyme de réductionnisme physicaliste. Ainsi tout phénomène mentaux ne serait in fine explicable qu'en terme de réseaux de neurones en interaction. La Culture, quant à elle, est souvent présentée comme l'apanage de l'action des Hommes, une forme de dénaturalisation de l’Homme. Il semble que, à tout le moins dans le monde occidental, beaucoup de phénomènes qualifiés de « naturels » ne peuvent l'être sans l'apport du milieu social ? Ainsi l'acquisition du langage oral chez les enfants ne se développe normalement qu'à condition qu'ils bénéficient d'un environnement riche d’intersubjectivité, un mécanisme également inscrit dans l’histoire naturelle de l’humanité.

 

Plus généralement l’ambiguïté de ces termes reflète aussi parfois la dualité entre l’homme et le reste du monde, l’Homme et l’Animal, le spirituel et le matériel, ou encore le sujet et l’objet. Ces distinctions semblent toutefois relever d’une ontologie propre à l’occident moderne. En effet, la science fabrique des convictions en ayant recours au langage qui place la nature à distance, et de la sorte, élabore une cosmologie vue de l’extérieur. Autrement dit, la Science « construit-­‐elle » la Nature plutôt que la Nature se dévoilant devant la Science, à l'image de l'intitulé de la sculpture d'Ernest Barrias choisie pour illustrer le colloque. A l’inverse, l’anthropologie relève au sein d’autres sociétés l’absence de discontinuité entre humains et non-­‐humains qui forment alors un continuum dans lequel les chasseurs-­‐cueilleurs sont aussi cultivateurs et la jungle est un macro-­‐jardin. Dans ce contexte, la culture peut apparaître comme l’interface entre l’Homme et le Monde dans lequel il est plongé. L'extériorité de la Nature aurait ainsi rendu possible son utilisation, permettant un extraordinaire développement des Sciences et des Techniques. Pourtant, la distinction entre nature et culture paraît s'effacer, la part de l'intervention humaine dans les phénomènes naturels étant de plus en plus manifeste.

 

Quoique lapidaires, ces considérations soulèvent le caractère fortement transversal du dualisme Nature-­‐Culture et invitant sans restriction au débat tous les champs disciplinaires représentés par les membres de l'Institut universitaire de France

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